Route 66

Vendredi 17 septembre 2010

Le matin, le monde se divise en deux catégories, ceux qui se lèvent pour profiter de la piscine de l'hôtel - on n'avait pas pu la veille, et faut le dire, c'est bien agréable de faire qq brasses et de se faire masser par les jets du jacuzzi ..., et ceux qui décident de profiter plutôt du lit plus longtemps. (Jusqu'à l'arrivée de la femme de ménage). Dans notre groupe c'est fifty-fifty. Devinette: qui est dans quel groupe?

Avant de quitter Vegas, on s'accorde un petit dej à Starbucks et on ne résiste pas à l'idée de sacrifier à un rite américain : le gobelet au volant. Ce qui n'est pas forcément très pratique!



C'est parti pour une longue route jusqu'au Grand Canyon.
Première escale : Hoover dam, le barrage de Hoover, à la frontière du Nevada et de l'Arizona.



Il fait VRAIMENT une chaleur à crever. Mais ça ne nous empêche pas d'enjoyer le paysage.
"Car j'étais sur la route toute la sainte journée..."


Et on finit par arriver sur la Mother Road : Route 66. Grande classe.


Et puis on est tombé, presque par hasard sur le temple de la Route 66. Le Hackberry General Store. Un vrai bric-à-brac de souvenirs de la belle époque. Dire qu'on a failli le louper ... Je cherchais une ville, pas une maison isolée !



Bon, il manque un facteur majeur dans ce blog... le SON !! Alors pour le plaisir, un tout petit film, même s'il est de travers.




On a continué notre route, toujours sur la route 66. Et vers 17-18h on avait faim tout de même alors on s'est cherché où manger un truc. Bon dans la prochaine "ville", on s'arrête dans un café. Euh... oui mais faut pas oublier qu'on est in the middle of nowhere quand même. Après avoir repéré dans le routard l'adresse d'un certain Carlos, on s'arrête à Seligman.



Comme l'objet de notre convoitise est fermé, on décide de tenter l'adresse en face. Le Black Cat Bar.
Je suis arrêtée à la porte par un panneau que je décide de prendre en photo pendant que les filles rentrent. Si regardez bien, à droite.


Pendant ce temps, les filles sont rentrées ... Imaginez, trois nanas, suivies d'une 4e qui poussent la porte d'un bar d'habitués de cow-boys ou bikers. Amandine et moi avons voulu reculer mais Cécile et Marion nous ont poussé trop fort... Forcément, on attire les regards. Tous ont l'air de se demander ce qu'on peut bien foutre là. En tout cas ça sent la testostérone alors après avoir sondé la concentration hormonale en salle, près du bar ou entre les tables de billard, ou dans la cour dehors, y a pas photo, on s'installe en extérieur. Y a des tables de bikers qui mindent leur own business, contrairement aux cow-boys du bar qui décidément veulent faire la causette.
Comme on est intrigué par le nom, on se commande deux corn-dogs - 1ere rencontre avec ses bêtes - pas terribles - et depuis j'arrête pas d'en voir. Comment ai-je pu passer à côté pendant près de 2 ans ? Plus des spicy wings (vraiment spicy) et une mini pizza.


Ok now, il est temps de reprendre la route parce que le Grand Canyon est encore pas tout prêt et que la nuit tombe. On the road again, again.

Marion prend le volant et roule ma poule. On enchaîne les miles dans la nuit. Et on arrive à Williams, petit bourg tout tordu le long de la 66. De la lumière, un peu éblouissant après avoir avancé si longtemps dans le noir. Une de ces lumières d'ailleurs nous est un peu familière. Bleu rouge bleu rouge. On se laisse bercer, on remarque rien, tout occupé à essayer de piger ce que c'est que cette ville quand tout à coup "biooup". Euh. Là clairement on a identifié, et on relie le bruit au girophare. Les flics derrière nous. On se range vite fait. Les mains sur le volant. On attend très sagement et assez flippées, faut le reconnaître. Et le shérif arrive sur la gauche, lampe torche en main. Il commence par explorer l'habitacle, vérifier qu'on a bien nos ceintures, que les bouteilles qui traînent partout dans la voiture semblent bien contenir de l'eau... Il demande à Marion si elle sait à combien elle roulait, lui prend son permis (permis californien... ouf) le contrat de location de la voiture et il retourne à sa sherifmobile vérifier tout ça. Oh merde oh merde oh merde. On est réellement en train de se faire contrôler par un flic sur la route 66. Quand il revient, il nous demande d'où on vient où on va... Vous rouliez à 41 au lieu de 25... Aïe. Ah bon, on n'est pas à 35 ici ? Bon, OK, je suis toujours en excès ... Voilà ce que c'est que d'essayer de comprendre leurs voies marquées au sol, et de checker les stations de service, pour se rendre compte qu'on aurait pu payer moins cher l'essence ici, ou là ... Et c'est là que ça aide d'être une young lady, french qui plus est (j'lai bien fait mon accent, hein ?) (très bien, on a l'air de 4 anges innocents). Un petit sourire penaud, une grimace en coin genre "aïe c'est vrai, oops i did it again" (again ??!? ben non je l'ai barré, c'est juste pour la blagounette) et l'affaire est dans le sac. Enfin, il nous décoche pas un sourire hein, mais il nous laisse partir sur un "start (start ? vraiment ? carrément, t'as pas relevé ? j'ai trouvé ça dingue) watching the signs" avant de préciser qu'on entre dans une zone limitée à 15. Oui m'sieur l'agent, merci m'sieur l'agent, au revoir m'sieur l'agent. Se faire arrêter par les flics aux US, ça c'est fait :-/ Amandine, copilote, a lu tous les panneaux de signalisation ensuite...

Bon avec tout ça on finit par arriver au camping du Grand Canyon mais l'accueil est fermé. Un panneau affiche les numéros des emplacements des derniers arrivés. Ok let's go. Il est 21 heures passées, pas de bruit sur les emplacements autour de nous. Il faut bien qu'on installe notre tente. Manque de bol on nous a attribué un emplacement sur du granit - je pense que malheureusement, ils sont tous comme ça. Autrement dit on pête (tord) les sardines avant de réussir à les planter.

Ce soir là, y a pas que la tente qui nous a fait des siennes. La voiture aussi a montré son mauvais caractère. Complètement surnaturel. Impossible de lui éteindre la lumière à l'intérieur. Vas-y, y a une porte, le coffre qui est mal fermé ... Non ... Gosh ! On peut pas la laisser comme ça ! On allume, éteint les phares, ouvre la voiture, la referme ... Non ... OK, bon, on va faire un tour et on trouvera bien. On s'en va alors faire le tour de la boucle du camping en touchant tous les boutons à l'intérieur. Bingo ! Y en a un qui contrôle l'intensité de la lumière interne, il était sur "permanent" ! Laissez une caisse à des filles, j'vous jure ! A la réflexion c'est peut-être ça qui a dérangé le voisin plus que le dressage de la tente (I agree)... parce qu'il faut savoir qu'à chaque fois qu'on fermait la voiture, elle pouitait. MDR (du verbe pouiter comme chacun sait). Très pratique pour être sûr d'avoir fermé la voiture (même si cela ne m'a pas empeché d'avoir un doute une fois)

8 commentaires:

  1. super, l'assemblage des photos façon carte postale. T'as trop du talent et des idées ! Tu iras loin ma nièce... ;-))
    Bisou, ta Tantine du Vigayral

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  2. il ne manque plus que la musique country...mais je ne vais pas exagérer, c'est tellement chouette comme ça

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  3. Moi j'mets Cécile et marina dans le groupe du commatage dans la chambre.

    Marion et Amandine à la piscine ?

    Hé Cécile, t'as mis un torchon mouillé bloqué par la vitre dans la voiture comme on faisait quand on était pitites ? :-) :-)

    La vidéo : elle déchire ! So Far West !

    15 ça fait combien de km/h ?
    (love the britney joke btw)

    Le pouitage à outrance, ça peut être rageant, c sûr !

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  4. Yeah baby, bien vu pour les groupes. Ceci dit le "comatage" n'allait pas bien loin... jusqu'à 9h :s
    yes, j'ai mis mon écharpe (merci pour le "torchon") mais pas mouillé et ça a été d'un immense soulagement !! la journée entière je me suis tapée le côté soleil, la poisse ;)

    15 miles/h, ça fait 24 km/h.

    & thx 4 ur appreciation de la joke of the year ;)

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  5. Nous, on aurait dit pareil pour les groupes, d'abord !

    15 miles/h mais c'est impossible à tenir. Le cruise control il ne réagit même pas à cette allure.

    Super l'ambiance que rendent ces pictures. On s'y croirait vraiment. Entre les éoliennes qu'on entend grincer, les bikers qui ont le même gabarit que leurs gros cubes, ce ciel bleu roi...

    Quant au bracage par les flics, trop top ! On vous a quand même pas menottées, à plat sur le capot et tutti cuanti.

    J'aurais bien voulu voir la tête du Grizzli si ça avait été à son tour de driver.

    Super souvenirs.

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  6. En fait, ce que les filles ne savent pas, c'est que je l'ai fait "on purpose" d'être arrêtée ! Fallait bien qu'elles voient ça en vrai que seulement dans les films ;-)

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  7. geeeeeenre !! mais comment je te crois trop pas !! ;)

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  8. Trop drôle l'histoire des lumières de la voiture qui ne s'éteignent pas... Ça me rappelle qque chose. Te rappelles-tu Marion, de notre histoire ? même pb mais beaucoup plus bruyant sur une voiture de location, en visitant la côte sud de SF ! A l'arrêt, l'alarme de la voiture se déclanchait et impossible de trouver le moyen de l'arrêter. Seul moyen d'arrêter ce bruit infernal, mettre le contact et repartir. On voulait bien quand même descendre de cette satanée voiture et surtout ne pas s'attirer les regards de curieux qui pourraient nous prendre pour des voleurs... On a touché à tous les boutons de la voiture et comme par enchantement, tout s'est arrêter. On n'a pas cherché à comprendre... Ouf !

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